Identifier les troubles nutritionnels : un enjeu médical critique
Un problème fréquent, aux conséquences sous-estimées
La dénutrition est l’un des premiers facteurs aggravants en gériatrie. Elle est fréquente, souvent sous-diagnostiquée, et impacte directement l’autonomie, la récupération et la qualité de vie. En établissement de santé, elle entraîne une augmentation des durées de séjour et une charge de soins supplémentaire.
Signes cliniques d’alerte
- Perte de poids involontaire, fonte musculaire (sarcopénie)
- Troubles de la déglutition ou de l’appétit
- Altération cognitive, confusion, ralentissement
- Cicatrisation lente, peau fragile
- Fatigue généralisée, perte d'autonomie
Chiffres clés (source : ANR, Renessens)
- 50 % des patients hospitalisés perdent du poids
- 65 % des résidents présentent un état nutritionnel dégradé
- 40 % souffrent de troubles de la déglutition
- 37 % des aliments servis ne sont pas consommés
Impacts d'une prise en charge nutritionnelle adaptée
- Prévention des chutes et fractures
- Réduction des infections et des traitements antibiotiques
- Accélération de la cicatrisation
- Maintien des capacités cognitives et fonctionnelles
- Meilleure gestion de la douleur et de l'inflammation
- Stabilité glycémique et tensionnelle

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