Introduction
La dénutrition est une problématique majeure en milieu hospitalier et en institution, touchant jusqu’à 30 % des patients âgés. Elle est associée à une morbidité accrue, une récupération fonctionnelle altérée et une augmentation de la mortalité. L’enrichissement alimentaire, consistant à augmenter la densité énergétique et protéique des repas, est une stratégie clé pour lutter contre cette condition.
Une étude récente publiée dans Nutrition Clinique et Métabolisme a évalué l’impact d’un programme d’enrichissement alimentaire sur l’état nutritionnel des patients sur une période de 3 à 6 mois.studylibfr.com
Méthodologie
L’étude prospective a été menée sur une cohorte de 66 patients hospitalisés, présentant un risque de dénutrition. Les patients ont bénéficié d’un programme d’enrichissement alimentaire personnalisé, incluant des compléments nutritionnels oraux et des modifications de la texture des aliments. L’évaluation de l’état nutritionnel a été réalisée à l’inclusion, puis à 3 et 6 mois, en utilisant des critères anthropométriques et biologiques.ScienceDirect
Résultats
Les résultats ont montré une amélioration significative de l’état nutritionnel des patients :
- À 3 mois, 53 % des patients ont présenté une amélioration de leur statut nutritionnel.ScienceDirect
- À 6 mois, ce pourcentage est passé à 64 %.
Ces améliorations ont été corrélées à une augmentation de l’apport énergétique et protéique, ainsi qu’à une meilleure adhérence au programme d’enrichissement.
Discussion
L’étude souligne l’efficacité de l’enrichissement alimentaire dans l’amélioration de l’état nutritionnel des patients à risque de dénutrition. L’adhérence au programme et la personnalisation des interventions sont des facteurs clés de succès. Ces résultats sont cohérents avec les recommandations de la Société Européenne de Nutrition Clinique et Métabolisme (ESPEN), qui préconisent des interventions nutritionnelles précoces et individualisées.
Conclusion
L’enrichissement alimentaire est une stratégie efficace pour améliorer l’état nutritionnel des patients hospitalisés à risque de dénutrition. Une amélioration significative peut être observée dès 3 mois, avec des bénéfices accrus à 6 mois. Ces résultats renforcent l’importance d’une prise en charge nutritionnelle précoce et personnalisée en milieu hospitalier.
Références
- Amélioration de l'état nutritionnel de 53 % des patients dès 3 mois et jusqu'à 64 % à 6 mois de suivi. Nutrition Clinique et Métabolisme. ScienceDirect
- Société Européenne de Nutrition Clinique et Métabolisme (ESPEN). Guide pratique de la Société européenne de nutrition clinique. ESPEN Guidelines



